Les maladies nosocomiales

Les maladies nosocomiales

Depuis les médecins de Molière
On doit faire gaffe à nos molaires
Latin, pognon, sangsues, virgule,
Pour une dent toute la mandibule.
Mais hier s’ils ne soignaient personne
Maintenant, en plus, ils t’empoisonnent
On comprend mieux pourquoi, deux points
ça vaut quinze ans d’études au moins.

Les maladies nosocomiales
Sont des maladies très spéciales
Qui ne s’attrapent qu’à l’hôpital(e)
Du pus des microbes des virus
7% de maladies en plus
Les maladies nosocomiales
Pour te soigner les amygdales
C’est pire qu’une piqûre de mygale
Tu ressors le colon perforé
Par un staphylocoque doré

Pourtant moi j’aime l’humanité
L’eau chaude et l’électricité
Mais je fais gaffe au Progrès, virgule,
Dès qu’on y fout une majuscule.
Entre mille inventions foireuses
De la modernité vicieuse
S’il faut n’en citer qu’une, deux points,
Tous en choeur au second refrain.

Les maladies nosocomiales
Font des frappes chirurgicales
Avec lésions collatérales
Tu venais pour un orteil foulé
Tu ressors amputé du poignet
Les maladies nosocomiales
Ont toutes les vertus libérales
De l’économie mondiale
C’est le marché perpétuel
Financé par la mutuelle

Tu veux te nourrir tu t’empoisonnes
Tu préfères lire tu te désinformes
Tu veux te chauffer tu t’irradies
Tu dois bosser pour pas un radis
Tu travailles plus tu gagnes moins
Tu ne travailles plus c’est inhumain
Tu veux de l’amour ? Tu vas souffrir
Vivre toujours et tu vas mourir
L’hôpital se fout de la charité
Comme du dos de Johnny Hallyday

Pour se filer des virus mortels
Moi je préfère l’acte sexuel
D’accord, on est malade, virgule,
Mais enfin, au moins, on s’em...brasse.
Alors que toutes les saloperies
Que tu chopes à l’infirmerie
N’ont qu’un seul avantage, deux points,
Ne pas devoir travailler demain.

Les maladies nosocomiales
Sont des maladies très spéciales
Qui ne s’attrapent qu’à l’hôpital(e)
T’avales deux mille médicaments
T’es encore plus malade qu’avant
Les maladies nosocomiales
Dans le sang le fric et les scandales
Creusent le trou de la Sécu sociale
L’hôpital se fout de la charité
Comme du dos de Johnny Hallyday


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